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     Page d'or du grec ancien

     

                    

           Ces temps-ci, la langue grecque, comme vous ne le savez que trop, subit de nombreuses

    attaques : elle "ne sert à rien", elle "coûte trop cher", c'est une langue "pour l'élite" enseignée

    surtout par des partisans de l'extrême-droite ...

     

              

           Vous qui soutenez l'Ecole Ouverte de Grec Ancien et qui ne vous retrouvez en rien dans

    ces tristes caricatures, prenez le temps d'expliquer à tous dans les commentaires pourquoi vous

    aimez le grec et ce qu'il vous apporte !

     

     

    Cette page se veut une page de témoignage vibrant

    de notre amour du grec : 

    faites-vous plaisir !

     

                                                                                                       

     

                                                   Une page à partager et à repartager !

     

                                                                                                               L'EOGA.


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  • Espace de travail collaboratif : à vos plumes !

     

    L'Ecole Ouverte de Grec Ancien vous proposait déjà une version grecque à traduire chaque mois.

    Pour que ce site web devienne plus encore un lieu de partage et de discussion autour de

    notre passion commune, nous ouvrons aujourd'hui un espace de travail collaboratifchacun

    peut écrire des articles et nous faire partager ses connaisssances sur des sujets qui l'intéressent,

    ayant bien entendu trait au grec !

     

    Ces articles peuvent s'intégrer dans différentes rubriques, par exemple :

     

    - littérature : lisez et donnez votre avis ou réalisez des fiches de lecture sur l'oeuvre de laquelle est

    issue la version chaque mois ou sur une autre oeuvre grecque.

    - vocabulaire / esprit grec : cherchez les distinctions entre certains mots grecs (les mots du coeur,

    les mots de la voix, de la vue, des couleurs ... ou de tout autre thème qui vous plaît et vous intéresse)

    - philosophie : présentez et donnez envie de lire tel ou tel livre !

    - linguistique : faites-nous partager vos connaissances sur l'histoire de la langue grecque !

    - grammaire : faites des résumés sur de points de grammaire un peu difficiles (l'optatif, le

    subjonctif, ou autres !)

    - mythologie : collectez les textes qui parlent d'un mythe !

    - histoire d'un lieu par les textes : collectez les textes qui se déroulent à un lieu précis !

    - Grèce moderne : présentez-nous les lieux en Grèce qui vous plaisent, en y laissant vos impressions de voyage et d'amoureux du grec !

     

    Il n'est pas nécessaire d'être spécialiste pour envoyer vos articles : citez uniquement toutes vos sources

    et signez l'article de votre nom, puis envoyez-le nous par mail à ecoga@laposte.net !

     

    Trouvez-vous l'idée intéressante ? Si oui, laissez-nous un commentaire pour nous le dire !

     


    5 commentaires
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    Hymne homérique au Soleil,

     

    Traductions des participants.

     

    N'hésitez pas à laisser votre avis sur ces traductions

     ou à féliciter leurs auteurs dans les commentaires !

     

     

     

    Traduction de Bernard Collet :

     

     

     

     

    ἥλιον ὑμνεῖν αὖτε Διὸς τέκος ἄρχεο Μοῦσα,


    Καλλιόπη, φαέθοντα, τὸν Εὐρυφάεσσα βοῶπις


    γείνατο Γαίης παιδὶ καὶ Οὐρανοῦ ἀστερόεντος:


    γῆμε γὰρ Εὐρυφάεσσαν ἀγακλειτὴν Ὑπερίων,


    αὐτοκασιγνήτην, ἥ οἱ τέκε κάλλιμα τέκνα,


    Ἠῶ τε ῥοδόπηχυν ἐυπλόκαμόν τε Σελήνην


    Ἠέλιόν τ᾽ ἀκάμαντ᾽, ἐπιείκελον ἀθανάτοισιν,


    ὃς φαίνει θνητοῖσι καὶ ἀθανάτοισι θεοῖσιν


    ἵπποις ἐμβεβαώς: σμερδνὸν δ᾽ ὅ γε δέρκεται ὄσσοις


    χρυσέης ἐκ κόρυθος: λαμπραὶ δ᾽ ἀκτῖνες ἀπ᾽ αὐτοῦ


    αἰγλῆεν στίλβουσι παρὰ κροτάφων δέ τ᾽ ἔθειραι


    λαμπραὶ ἀπὸ κρατὸς χαρίεν κατέχουσι πρόσωπον


    τηλαυγές: καλὸν δὲ περὶ χροῒ λάμπεται ἔσθος


    λεπτουργές, πνοιῇ ἀνέμων: ὕπο δ᾽ ἄρσενες ἵπποι.


    ἔνθ᾽ ἄρ᾽ ὅ γε στήσας χρυσόζυγον ἅρμα καὶ ἵππους,


    [αὐτόθι παύεται ἄκρου ἐπ᾽ οὐρανοῦ, εἰσόκεν αὖτις]


    θεσπέσιος πέμπῃσι δι᾽ οὐρανοῦ Ὠκεανόνδε.


    χαῖρε, ἄναξ, πρόφρων δὲ βίον θυμήρε᾽ ὄπαζε.


    ἐκ σέο δ᾽ ἀρξάμενος κλῄσω μερόπων γένος ἀνδρῶν


    ἡμιθέων, ὧν ἔργα θεαὶ θνητοῖσιν ἔδειξαν.

    A Hélios

     

    Ô Muse Calliope, fille de Zeus, commence par invoquer encore


    le soleil brillant qu’Euryphaessa aux grands yeux


    engendra avec l’enfant de la Terre et du Ciel étoilé.


    Hypérion épousa en effet la très illustre Euryphaessa,


    sa propre sœur, qui lui donna de beaux enfants :


    Aurore aux bras de rose, Sélènè aux belles boucles,


    et l’infatigable Hélios, tout à fait semblable aux dieux,


    qui se montre aux humains et aux dieux immortels


    monté sur ses chevaux. Du haut de son casque d’or


    il scrute tout d’un air terrible, les rayons brillants qui en sortent


    resplendissent d’auprès de ses tempes, et les crinières illuminées


    enveloppent au loin son visage qui rayonne d’une force bienveillante.


    Autour de son corps, un bel habit finement ouvragé


    flamboie au gré des vents. Ses étalons ...


    ... ayant attelé à son char au joug d’or,


    [il monte jusqu’au zénit et retourne sur ses pas ,]


    divin, il descent à travers le ciel dans Océan.


    Salut, ô maître au bon cœur, donne-nous une vie agréable.


    Par toi, je commencerai par célébrer la race des héros


    dont les déesses ont fait admirer les œuvres aux mortels.

     

     

     

    Traduction de Jean-Claude Dutto :

     

     

     

    ἥλιον ὑμνεῖν αὖτε Διὸς τέκος ἄρχεο Μοῦσα,


    Καλλιόπη, φαέθοντα, τὸν Εὐρυφάεσσα βοῶπις

     

     

     

     


    γείνατο Γαίης παιδὶ καὶ Οὐρανοῦ ἀστερόεντος:


    γῆμε γὰρ Εὐρυφάεσσαν ἀγακλειτὴν Ὑπερίων,


    αὐτοκασιγνήτην, ἥ οἱ τέκε κάλλιμα τέκνα,


    Ἠῶ τε ῥοδόπηχυν ἐυπλόκαμόν τε Σελήνην


    Ἠέλιόν τ᾽ ἀκάμαντ᾽, ἐπιείκελον ἀθανάτοισιν,


    ὃς φαίνει θνητοῖσι καὶ ἀθανάτοισι θεοῖσιν


    ἵπποις ἐμβεβαώς: σμερδνὸν δ᾽ ὅ γε δέρκεται ὄσσοις


    χρυσέης ἐκ κόρυθος: λαμπραὶ δ᾽ ἀκτῖνες ἀπ᾽ αὐτοῦ


    αἰγλῆεν στίλβουσι παρὰ κροτάφων δέ τ᾽ ἔθειραι

     

     


    λαμπραὶ ἀπὸ κρατὸς χαρίεν κατέχουσι πρόσωπον

     

     

     

    τηλαυγές: καλὸν δὲ περὶ χροῒ λάμπεται ἔσθος


    λεπτουργές, πνοιῇ ἀνέμων: ὕπο δ᾽ ἄρσενες ἵπποι.


    ἔνθ᾽ ἄρ᾽ ὅ γε στήσας χρυσόζυγον ἅρμα καὶ ἵππους,


    [αὐτόθι παύεται ἄκρου ἐπ᾽ οὐρανοῦ, εἰσόκεν αὖτις]


    θεσπέσιος πέμπῃσι δι᾽ οὐρανοῦ Ὠκεανόνδε.


    χαῖρε, ἄναξ, πρόφρων δὲ βίον θυμήρε᾽ ὄπαζε.


    ἐκ σέο δ᾽ ἀρξάμενος κλῄσω μερόπων γένος ἀνδρῶν


    ἡμιθέων, ὧν ἔργα θεαὶ θνητοῖσιν ἔδειξαν.

    À Soleil


    Fille de Zeus,


    Muse Calliope,


    mets-toi à chanter derechef un hymne à Soleil,


    le Resplendissant qu’Euryphaessa aux larges yeux


    conçut du fils de Terre et de Ciel étoilé.


    Car Hypérion avait pris pour épouse l’illustrissime Euryphaessa


    sa propre sœur, qui lui avait donné de beaux enfants,


    Aurore Bras-de-Rose et Séléné Belles-Boucles


    et Soleil Infatigable, pareil en tout aux Immortels,


    qui brille pour les mortels et les Dieux immortels,


    monté sur des chevaux. Terrible est l’éclat que jettent ses yeux


    depuis son casque d’or. Les rayons étincelants qui émanent de lui


    resplendissent de flamboiement et le long de ses tempes les crins de son casque,


    étincelants depuis le sommet de sa tête, cernent son gracieux visage


    qui de loin irradie. Tout autour de son corps brille un bel habit


    finement ouvragé, livré au souffle des vents. Sous lui sont ses étalons.


    Dès lors qu’il a positionné son char aux jougs d’or et ses chevaux,


    là même il se repose à la cime céleste, jusqu’au moment où revenant sur ses pas,


    Sublime il les mène en cortège à travers Ciel jusqu’à Océan.


    Salut, Seigneur ! Fais-moi la grâce de m’accorder une vie qui réjouisse mon coeur !


    Commençant par toi, je vais célébrer la race des hommes


    demi-dieux, dont les Déesses ont révélé aux mortels les travaux.

     

     

     

     

    Traduction d'Olivier Cosma :

     

    ἥλιον ὑμνεῖν αὖτε Διὸς τέκος ἄρχεο Μοῦσα,


    Καλλιόπη, φαέθοντα, τὸν Εὐρυφάεσσα βοῶπις


    γείνατο Γαίης παιδὶ καὶ Οὐρανοῦ ἀστερόεντος:


    γῆμε γὰρ Εὐρυφάεσσαν ἀγακλειτὴν Ὑπερίων,


    αὐτοκασιγνήτην, ἥ οἱ τέκε κάλλιμα τέκνα,


    Ἠῶ τε ῥοδόπηχυν ἐυπλόκαμόν τε Σελήνην


    Ἠέλιόν τ᾽ ἀκάμαντ᾽, ἐπιείκελον ἀθανάτοισιν,


    ὃς φαίνει θνητοῖσι καὶ ἀθανάτοισι θεοῖσιν


    ἵπποις ἐμβεβαώς: σμερδνὸν δ᾽ ὅ γε δέρκεται ὄσσοις


    χρυσέης ἐκ κόρυθος: λαμπραὶ δ᾽ ἀκτῖνες ἀπ᾽ αὐτοῦ


    αἰγλῆεν στίλβουσι παρὰ κροτάφων δέ τ᾽ ἔθειραι


    λαμπραὶ ἀπὸ κρατὸς χαρίεν κατέχουσι πρόσωπον


    τηλαυγές: καλὸν δὲ περὶ χροῒ λάμπεται ἔσθος


    λεπτουργές, πνοιῇ ἀνέμων: ὕπο δ᾽ ἄρσενες ἵπποι.


    ἔνθ᾽ ἄρ᾽ ὅ γε στήσας χρυσόζυγον ἅρμα καὶ ἵππους,


    [αὐτόθι παύεται ἄκρου ἐπ᾽ οὐρανοῦ, εἰσόκεν αὖτις]


    θεσπέσιος πέμπῃσι δι᾽ οὐρανοῦ Ὠκεανόνδε.


    χαῖρε, ἄναξ, πρόφρων δὲ βίον θυμήρε᾽ ὄπαζε.


    ἐκ σέο δ᾽ ἀρξάμενος κλῄσω μερόπων γένος ἀνδρῶν


    ἡμιθέων, ὧν ἔργα θεαὶ θνητοῖσιν ἔδειξαν.

     

    Fille de Zeus, Muse Calliope, entreprends de chanter à son tour

    le Soleil, celui qui brille, qu'enfanta Euryphaesse aux yeux de

    vache pour l'enfant de la Terre et du ciel étoilé. C'est

    qu'Hypérion épousa la très illustre Euryphaesse, sa propre

    soeur, qui lui enfanta de beaux enfants: Aurore aux bras de rose,

    Lune aux belles boucles, et Soleil l'infatigable, pareil aux

    immortels, lui qui porte la lumière devant lui, monté sur des

    chevaux, aux mortels et aux dieux immortels. Par ses yeux, il

    darde, lui, un regard terrible sortant de son casque d'or; les

    rayons étincelants qui émanent de lui resplendissent avec éclat;

    et, partant de ses tempes, les joues brillantes du casque, se

    détachant de sa tête, enserrent un gracieux visage qui luit au

    loin. Un beau vêtement brille autour de sa peau, il flotte, léger,

    sous le souffle des vents. De mâles chevaux sont sous sa main.

    Quant à lui, après avoir arrêté son char au joug d'or et ses

    chevaux divins, il fait une pause en cet endroit, à l'extrémité du

    ciel, jusqu'à ce qu'il les envoie à nouveau à travers le ciel

    jusqu'à l'Océan. Réjouis-toi, prince, dispense de bon gré une vie

    agréable. C'est en commençant par toi que je célébrerai la race

    des mortels semi-divins, dont les dieux ont montré aux humains

    les travaux.

     

     

     



    (édition des Belles-Lettres, enrichie du vers 16 emprunté à l'édition anglaise)

     

     

    Traduction de Benjamin Decornois :

     

     

     

    ἥλιον ὑμνεῖν αὖτε Διὸς τέκος ἄρχεο Μοῦσα,


    Καλλιόπη, φαέθοντα, τὸν Εὐρυφάεσσα βοῶπις


    γείνατο Γαίης παιδὶ καὶ Οὐρανοῦ ἀστερόεντος:


    γῆμε γὰρ Εὐρυφάεσσαν ἀγακλειτὴν Ὑπερίων,


    αὐτοκασιγνήτην, ἥ οἱ τέκε κάλλιμα τέκνα,


    Ἠῶ τε ῥοδόπηχυν ἐυπλόκαμόν τε Σελήνην


    Ἠέλιόν τ᾽ ἀκάμαντ᾽, ἐπιείκελον ἀθανάτοισιν,


    ὃς φαίνει θνητοῖσι καὶ ἀθανάτοισι θεοῖσιν


    ἵπποις ἐμβεβαώς: σμερδνὸν δ᾽ ὅ γε δέρκεται ὄσσοις


    χρυσέης ἐκ κόρυθος: λαμπραὶ δ᾽ ἀκτῖνες ἀπ᾽ αὐτοῦ


    αἰγλῆεν στίλβουσι παρὰ κροτάφων δέ τ᾽ ἔθειραι


    λαμπραὶ ἀπὸ κρατὸς χαρίεν κατέχουσι πρόσωπον


    τηλαυγές: καλὸν δὲ περὶ χροῒ λάμπεται ἔσθος


    λεπτουργές, πνοιῇ ἀνέμων: ὕπο δ᾽ ἄρσενες ἵπποι.

     

     

     

     


    ἔνθ᾽ ἄρ᾽ ὅ γε στήσας χρυσόζυγον ἅρμα καὶ ἵππους,


    [αὐτόθι παύεται ἄκρου ἐπ᾽ οὐρανοῦ, εἰσόκεν αὖτις]


    θεσπέσιος πέμπῃσι δι᾽ οὐρανοῦ Ὠκεανόνδε.


    χαῖρε, ἄναξ, πρόφρων δὲ βίον θυμήρε᾽ ὄπαζε.


    ἐκ σέο δ᾽ ἀρξάμενος κλῄσω μερόπων γένος ἀνδρῶν


    ἡμιθέων, ὧν ἔργα θεαὶ θνητοῖσιν ἔδειξαν.

    Au Soleil.
     

     

    Calliope, Muse, fille de Zeus, commence maintenant à chanter


    Soleil lumineux, qu’Euryphaessa aux grands yeux


    mit au monde avec le fils de Gaïa et d’Ouranos étoilé.


    Hypérion épousa en effet l’illustre Euryphaessa,


    sa propre sœur, qui eut de lui de beaux enfants :


    Aurore aux bras de roses, Lune aux jolies boucles,


    et Soleil infatigable, semblable aux immortels,


    qui envoie sa lumière aux mortels et aux dieux immortels


    quand il monte sur ses chevaux ; lui qui, avec ses yeux perçants, a un regard terrible


    sous son casque doré ; de brillants rayons s’en dégagent,


    resplendissent et étincèlent ; autour de ses joues, des cheveux


    brillants qui tombent de sa charmante tête et recouvrent son visage


    éclairant au loin ; un beau vêtement, finement travaillé, qui recouvre sa peau, brille


    au souffle du vent ; d’énergiques chevaux sont à ses pieds.


    Là où il a immobilisé son char au joug d’or et ses chevaux,


    là, dans le ciel profond, il s’interrompt, jusqu’à ce que


    le divin les renvoie à Océan à travers le ciel.


    Salut, chef, mène avec entrain une agréable vie.


    J’ai commencé par toi et je vais célébrer la race des demi-dieux mortels,


    dont les Muses ont fait connaître les exploits aux hommes.

     

     

     

     


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    Version grecque de février 2017 :

     

    Platon, Le banquet.

     

    Où mène l'amour ?

     

     

     

    Ecoutez et traduisez la voix de Socrate rapportant les propos de Diotime, 

     

     cette prêtresse qui l'instruisit au sujet de l'amour !

     

     Version imprimable : Télécharger « Le banquet, Platon.pdf »

     

     

     

    Ὃς γὰρ ἂν μέχρι ἐνταῦθα πρὸς τὰ ἐρωτικὰ παιδαγωγηθῇ, θεώμενος ἐφεξῆς τε καὶ ὀρθῶς τὰ καλά, πρὸς τέλος ἤδη ἰὼν τῶν

     

    ἐρωτικῶν ἐξαίφνης κατόψεταί τι θαυμαστὸν τὴν φύσιν καλόν, τοῦτο ἐκεῖνο, ὦ Σώκρατες, οὗ δὴ ἕνεκεν καὶ οἱ ἔμπροσθεν πάντες

     

    πόνοι ἦσαν, πρῶτον μὲν [211a] ἀεὶ ὂν καὶ οὔτε γιγνόμενον οὔτε ἀπολλύμενον, οὔτε αὐξανόμενον οὔτε φθίνον, ἔπειτα οὐ τῇ μὲν

     

    καλόν, τῇ δ᾽ αἰσχρόν, οὐδὲ τοτὲ μέν, τοτὲ δὲ οὔ, οὐδὲ πρὸς μὲν τὸ καλόν, πρὸς δὲ τὸ αἰσχρόν, οὐδ᾽ ἔνθα μὲν καλόν, ἔνθα δὲ

     

    αἰσχρόν, ὡς τισὶ μὲν ὂν καλόν, τισὶ δὲ αἰσχρόν· οὐδ᾽ αὖ φαντασθήσεται αὐτῷ τὸ καλὸν οἷον πρόσωπόν τι οὐδὲ χεῖρες οὐδὲ ἄλλο

     

    οὐδὲν ὧν σῶμα μετέχει, οὐδέ τις λόγος οὐδέ τις ἐπιστήμη, οὐδέ που ὂν ἐν ἑτέρῳ τινι, οἷον ἐν ζῴῳ ἢ ἐν γῇ ἢ ἐν οὐρανῷ [211b] ἢ ἔν

     

     τῳ ἄλλῳ, ἀλλ᾽ αὐτὸ καθ᾽ αὑτὸ μεθ᾽ αὑτοῦ μονοειδὲς ἀεὶ ὄν, τὰ δὲ ἄλλα πάντα καλὰ ἐκείνου μετέχοντα τρόπον τινὰ τοιοῦτον, οἷον

     

    γιγνομένων τε τῶν ἄλλων καὶ ἀπολλυμένων μηδὲν ἐκεῖνο μήτε τι πλέον μήτε ἔλαττον γίγνεσθαι μηδὲ πάσχειν μηδέν. Ὅταν δή τις

     

     ἀπὸ τῶνδε διὰ τὸ ὀρθῶς παιδεραστεῖν ἐπανιὼν ἐκεῖνο τὸ καλὸν ἄρχηται καθορᾶν, σχεδὸν ἄν τι ἅπτοιτο τοῦ τέλους. Τοῦτο γὰρ δή

     

     ἐστι τὸ ὀρθῶς ἐπὶ [211c] τὰ ἐρωτικὰ ἰέναι ἢ ὑπ᾽ ἄλλου ἄγεσθαι, ἀρχόμενον ἀπὸ τῶνδε τῶν καλῶν ἐκείνου ἕνεκα τοῦ καλοῦ ἀεὶ

     

    ἐπανιέναι, ὥσπερ ἐπαναβασμοῖς χρώμενον, ἀπὸ ἑνὸς ἐπὶ δύο καὶ ἀπὸ δυοῖν ἐπὶ πάντα τὰ καλὰ σώματα, καὶ ἀπὸ τῶν καλῶν

     

    σωμάτων ἐπὶ τὰ καλὰ ἐπιτηδεύματα, καὶ ἀπὸ τῶν ἐπιτηδευμάτων ἐπὶ τὰ καλὰ μαθήματα, καὶ ἀπὸ τῶν μαθημάτων ἐπ᾽ ἐκεῖνο τὸ

     

    μάθημα τελευτῆσαι, ὅ ἐστιν οὐκ ἄλλου ἢ αὐτοῦ ἐκείνου τοῦ καλοῦ μάθημα, καὶ γνῷ αὐτὸ τελευτῶν ὃ ἔστι [211d] καλόν.

     

     

     

    Vous pouvez envoyer votre version, au format pdf, à l'adresse mail ecoga@laposte.net.

     

    Bon courage !

     

     

     

     

     


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    Xαίρετε !

     

     

    Bienvenue à tous sur cet espace réservé aux débutants de l'Ecole Ouverte de Grec Ancien, ou à ceux

    qui n'ont pas fait de grec depuis longtemps.

     

    Vous retrouverez ici, chaque mois à partir de mars 2017,, un sujet de version prévu spécialement pour

    les débutants : un texte bref, accompagné de notes de grammaire et de vocabulaire pour vous aider.

     

    De plus, le 20 du mois sera également publié une (ou plusieurs)  traduction(s) littéraire(s), cette (ces)

    dernière(s) pouvant éventuellement vous servir en cas de blocage sur un passage du texte. Il vous

    faudra, bien entendu, jouer le jeu et composer votre propre traduction, le but étant de progresser

    dans cette  belle langue qui renferme tant de secrets !

     

    Vous pouvez envoyer votre version en français en PDF,  avant la fin du mois à l'adresse suivante :

    ecoga@laposte.net. Une correction sera proposée le dernier jour du mois, et vos versions seront

    également publiées sur le site (sauf si vous ne le souhaitez pas) pour profiter à tous.

     

    N'hésitez pas à utiliser la fonction « votre commentaire » au bas de chaque page si vous rencontrez

    des difficultés ou si vous avez des questions.

     

    Bonne chance à tous ! Et vive le Grec !

     

     


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